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Auteur : Valérie | Date : 10/10/2009

Sage-femme ou gynéco pour le suivi de la grossesse ?

suivi grossesse

En France, les femmes ont théoriquement le choix pour leur suivi de grossesse, lorsque celle-ci ne présente pas de risque particulier.

Par qui peut-on être suivi pendant la grossesse : sage-femme ou gynécologue ? autre ?

Le suivi le plus connu est celui proposé par le gynécologue libéral ou l’obstétricien (40% des accouchements en France), mais il existe d’autres possibilités. Un médecin généraliste peut lui aussi faire le suivi, et prescrire tous les examens du suivi de grossesse. Il en est de même pour les sage-femmes (libérales, PMI ou salariées d’une maternité). Ils peuvent prescrire et analyser les résultats des prises de sang, échographies nécessaires pendant la grossesse. Ils font aussi l’examen de la femme enceinte (prise de tension, examen du col s’il est nécessaire…).

La prise en charge par la sécu sera du même type quel que soit le suivi, en fonction du tarif de consultation jusqu’au 6ème mois (attention de bien vérifier si le médecin pratique les honoraires conventionnels, le tarif de la sage-femme est généralement le moins élevé, la prise en charge complète dépend ensuite de la mutuelle), et à 100% ensuite sur la base du tarif de la sécurité sociale.

Si le suivi de grossesse montre un problème, le médecin ou la sage-femme pourront recommander la patiente à un gynécologue qui pourra assurer le suivi d’une grossesse à risque.

Lorsque la grossesse est normale, le type de suivi ne devrait donc dépendre que tu choix de chacune de se tourner vers l’une ou l’autre de ces possibilités.

En pratique, il faut trouver l’interlocuteur avec lequel on est le plus à l’aise pour parler de ses doutes et interrogations pendant la grossesse. La sage-femme est réputée y consacrer plus de temps que le gynécologue, mais il n’y a pas de règle absolue, il faut avoir le feeling avec la personne.

L’autre difficulté pour trouver le bon interlocuteur est la pénurie de spécialistes, lorsqu’on doit attendre de 2 à 6 mois suivant les régions pour avoir un rendez-vous chez un gynécologue (avant la grossesse, pendant on obtient normalement les rendez-vous plus rapidement), on n’a pas forcément envie d’en tester plusieurs, on se contente de celui que l’on connait déjà. Les sage-femmes sont elles aussi en sous-effectif dans beaucoup de régions, il faut alors parfois se déplacer pour en trouver une, et parfois il est difficile de trouver une sage-femme qui fasse des suivi de grossesse, si elles sont déjà débordées par les préparations à l’accouchement, l’hospitalisation à domicile…

Il ne faut donc pas hésiter à se renseigner avec la grossesse pour essayer de trouver le bon interlocuteur qui fera le suivi le moment venu.

Témoignage : 3 grossesses, des intervenants différents

Moi, Valérie, ai vécu plusieurs grossesses et comme beaucoup de futures mamans, je me demandais bien lors de ma toute première grossesse vers qui me tourner.

Je rêvais de douceur et de respect pour mon bébé et moi. Je me suis tout d'abord rapproché de mon médecin généraliste pour qu'il me conseille. De part mes problèmes cardiovasculaires, il m'a orienté par un obstétricien exerçant en maternité de nivau 3. En parallèle, j'avais contacté une sage-femme qui avait refusé de faire mon suivi à cause de mes problèmes de santé.

Ce fut une grossesse pathologique. Alors oui j'ai été extrêmement bien suivi médicalement parlant....mais médicalement seulement. Hospitalisée de 27 à 35 SA, je n'ai reçu aucun soutien psy face à une grossesse angoissante. Les sage-femmes du service étaient débordées. Mais je les remercie d'avoir milité en notre faveur pour faire naître mon fils, non à 34 SA comme prévu au départ mais à 35SA + 2. Quant au gynéco qui m'avait suivi avant l'hospitalisation, ce n'est pas lui qui m'a suivi lors de mon hospitalisation...c'est le chef du service "grossesses pathologiques" qui m'a césarisée. Je me suis sentie extrêmement seule pendant cette grossesse, avec un bon suivi médical mais sans soutien de la part des intervenants médicaux et ça m'a manqué.

Pour mon deuxième fils, je souhaitais un AVAC. Ayant déménagé, j'ai demandé à mon nouveau médecin généraliste conseil. Il m'a orienté vers un obstétricien d'une maternité de niveau1. Plus humain, il savait me rassurer sans dramatiser. Il n'a jamais rit de mes questions ou de mes angoisses. Je savais qu'il passerait aussi le relais en cas de "danger". Il m'a conseillé de faire une préparation à la naissance avec les deux sage-femmes associées à son cabinet de gynécologie pour que je me réconcilie avec mon corps. Avec l'aide du yoga que je pratiquais chez moi, j'ai pu vivre l'AVAC que je voulais.

Pour ma dernière grossesse, je suis retournée vers le même obstétricien. Plus de préparation à la naissance, j'ai été à nouveau césarisée de façon plus respectueuse que la première fois.

Comme quoi, le feeling dont parlait Karine en première partie est méga important !

Je vous souhaite de trouver la ou les personnes avec qui vous pourrez partager cette belle aventure qu'est la grossesse !

Article rédigé par Karine B. (première partie) et Valérie L. (deuxième partie)

Crédit photo.




    

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