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Auteur : Valérie | Date : 10/10/2008

Les troubles de l'ovulation

Responsables de 30 à 44% des hypofertilités féminines selon les études, ce petit souci a désormais différents traitements appropriés pour provoquer l'ovulation.

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- Les causes
- Les traitements et le suivi
- Les risques

Les causes

Le cycle féminin repose sur la libération de deux hormones émises par l'hypophyse et l'hypothalamus : la FSH et la LH. En cas de dysfonctionnement d'un de ces deux glandes (voire des deux !), il n'y a plus d'ovulation.

Si la stimulation de la production de FSH et LH ne donnent rien, on va alors rechercher alors une insuffisance ovarienne (syndrôme des ovaires polykystiques etc...) : anovulation ou ovulation de mauvaise qualité, l'ovocyte produit étant peu fécondable ou donnant des malformations de l'embryon empéchant la nidation.

D'autres causes peuvent expliquer les problèmes d'ovulation : des troubles psychologiques comme l'anoréxie mentale, la maigreur extrême ou des prises de poids rapides, une hypothyroïdie, le diabète, les maladies qui provoquent des aménorrhées (maladies rénales, hépatiques ou digestives pour la plupart).

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Les traitement et le suivi

Le traitement et sa posologie sont adaptés au problème qui cause l'hypofertilité. On dénombre deux traitements principaux appelés inducteurs de l'ovulation: le citrate de clomifène et les gonadotrophines, le premier étant un traitement oral (cachets), le secon un traitement injectable (piqûres). Certains problèmes ovariens (comme les ovaires polyskystiques) peuvent réclamer d'autres traitements si ceux-ci ne fonctionnent pas : c'est le drill ovarien et la FIV. Dans les autres cas, on a ensuite recours à la PMA (procréation médicalement assistée) par insémination artificielle ou FIV. Nous examinerons ici les deux premiers traitements.

Le citrate de clomifène est utilisé afin de stimuler l'hypothalamus et l'hypophyse à sécréter de la FSH et de la LH. Ce médicament (dont le Clomid est le plus célèbre représentant) est administrée à la patiente sous forme de comprimés à faible dose pour commencer, doses augmentées suite à la réaction du corps et au suivi du traitement.
Le suivi de ce traitement consiste à réaliser des courbes de température afin de détecter si ovulation il y a (par le décalage thermique de deux plateaux), à faire des dosages hormonaux par prise de sang et à effectuer un échographie endovaginale pour voir le nombre de follicule produit. En fonction des résultats, le dosage est revu à la hausse ou à la baisse.
Le
citrate de clomifène provoque:
- 70% de chance d'ovuler au cours d'un cycle ;
- un taux de grossesse de 35% au cours des 6 premiers mois de traitement (c'est pour cela que ce traitement est abandonné si aucune grossesse n'a eu lieu pendant ce temps) ;
- un taux de grossesse gémelaire d'environ 10%
Ce médicament provoque quelques troubles tels :
- bouffées de chaleur
- troubles de l'humeur
- maux de têtes
- troubles visules
- troubles de la qualité de la gleire et de l'épaisseur utérine

Il existe un autre traitement sous forme injectable : les
gonadotrophines. Cette classe de médicament est donné en cas d'échec du citrate de clomifène ou en cas de stérilités inexpliquées ou de problèmes hypophysaires. Les plus célèbres gonadotrophines sont le Pergonal, le GonalF et Oviarel.
Il existe trois formes principalesde gonadotrophines:
- les gonadotrophines urinaires
- les gonadotrophines recombinantes : ce sont le FSH et la LH
- les gonadotrophines chorioniques humaines : le HCG
On combine parfois plusieurs catégories de gonadotrophines. On donne sous forme de piqûres les gonadotrophines recominantes en première partie de cycle. On effectue un dosage hormonal et une écho endovaginale et quand ke follicule atteint 17mm et que le taux d'oestrogènes est jugé correct, on injecte alors les gonadotrophines chorioniques humaines. Le rapport fécondant doit avoir lieu le même jour et à la fin du traitement. On estime que le taux de grossesse est de 20%.

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Les risques

Comme tout traitement médicamenteux, les inducteurs d'ovulation ont des effets plus ou moins génants mais n'interviennent pas systématiquement chez toutes les femmes rassurez-vous !

On constate principalement trois effets secondaires :
- une apparition ou une augmentation du nombre de kystes aux ovaires : c'est pourquoi les inducteurs d'ovulation à base de clomifène sont à manier avec précaution !
- la mise en place d'un syndrôme d'hyperstimulation qui se manifeste par des maux de ventre, une augmentation du volume de l'abdomen, des nausées et des vomissements.
- un risque de grossesse multiple accru.

Seul votre gynécologue est capable de décider de la réponse à apporter (arrêt du traitement, diminution du dosage ou simple traitements des troubles associés), allez le consulter en cas de problème.

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