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Auteur : Valérie | Date : 10/10/2008

La procréation médicalement assistée (PMA)

La PMA qu'est-ce que c'est ?

Après des mois d'essais infructueux et d'examens parfois désagréables, votre gynécologue vous propose la PMA...Et là, vous vous dites : "késako ?". Caroline D., une fidèle de NetEnviesdeBébé, a enquêté pour nous et pour vous ! Mille mercis à elle !

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- Quelques généralités : les problèmes de fertilité, les chiffres, les formalités administratives
- Les différentes méthodes de procréation médicalement assistée (PMA) : IA, FIV et ICSI

Quelques généralités

La PMA est la Procréation Médicalement Assistée.
Elle est utilisée en cas de problème de fertilité masculine ou féminine.

Les problèmes de fertilités sont :

  • Dans 30% des cas d’origine masculine
    • Insuffisance de fonctionnement du testicule lié à un problème hormonal
    • Insuffisance testiculaire entraînant une anomalie de la production des spermatozoïdes
    • Problème de transport des spermatozoïdes
    • Présence d’anticorps détruisant les spermatozoïdes
    • Troubles du comportement sexuel considérés comme une fausse stérilité (impuissance, absence d’éjaculation …)
  • Dans 30% des cas d’origine féminine
    • Absence ou trouble de l’ovulation
    • Anomalie des trompes
    • Anomalie de l’utérus
    • Anomalie du col de l’utérus
    • Anomalie de la glaire
    • Troubles du comportement sexuel considérés comme une fausse stérilité (vaginisme, absence de rapports sexuels …)
  • Dans 30% des cas d’origine mixte (féminine + masculine)
  • Dans 10% des cas d’origine idiopathique (aucune cause n’est trouvée)

Quelques chiffres :

On estime qu’un couple sur 6 à recours à la procréation médicalement assistée (PMA).

Les formalités administratives en France

Pour toutes les techniques que nous allons voir, il y a des formalités administratives à respecter :
· Les 2 membres du couple doivent être vivants et en âge de procréer.
· Ils doivent être mariés ou concubins et pouvoir justifier de 2 ans de vie de couple
· Le médecin doit informer l’homme et la femme des risques, démarches, succès et contraintes
· Le couple doit remplir et signer un formulaire de consentement.

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Les différentes méthodes

Il existe différentes méthodes possibles suivant le problème rencontré. Nous allons abordés les 3 méthodes les plus répandues :

IA

L'IA est une insémination artificielle. Elle peut être faite avec le sperme du conjoint IAC ou avec le sperme d'un donneur IAD. On l’appelle aussi IIU : insémination intra utérine.
C’est une des techniques les plus courantes et généralement la première tentée en cas d’infertilité.
Le taux de réussite après stimulation ovarienne est de 15 à 18% par cycle avec 20% de grossesses multiples.

Indications :

Les IA sont recommandées lorsque les spermatozoïdes ont du mal à franchir le col de l’utérus et à accéder à la cavité utérine puis aux trompes. On parle d’infertilités cervicales.
Les IA sont également recommandés lorsque le sperme n’est pas de qualité suffisante.
Ou encore quand l’infertilité n’est pas expliquée.


Méthode :
Il y a généralement une stimulation des ovaires qui est faite.
L’insémination doit être faite au moment de l’ovulation, un suivi régulier par échographie est donc fait pour cibler l’ovulation.
L'insémination a lieu le lendemain ou le surlendemain du déclenchement (injection d'hCG).
Le mari doit d'abord recueillir son sperme, le matin, au laboratoire afin qu'il soit préparé.
L'insémination est pratiquée environ deux heures après.
Un cathéter très fin est introduit dans la cavité utérine. Celui-ci permet l’injection des spermatozoïdes préparés par le labo.
Ce geste est indolore et se déroule comme un simple examen gynécologique.
Un repos de quelques minutes est ensuite respecté, et la femme peut rentrer chez elle ou se rendre à son travail. Une vie sexuelle normale est autorisée.

Insémination Artificielle - La procréation médicalement assistée - PMA

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FIV

La FIV est une fécondation in vitro.
Globalement, lors d’une FIV, un embryon a 10% de chance d’aboutir à une naissance. 20 à 25% des grossesses se terminent par une fausse couche spontanée.
Plus le nombre d’embryons implantés est important, plus les chances d’aboutir à une naissance sont élevées. Toutefois le risque de grossesses multiples augmente lui aussi.

Indications :
Une FIV est nécessaire en cas d’anomalie des trompes, ou d’endométriose ou encore en cas d’anomalie du spermogramme.
Elle peut aussi être nécessaire en cas d’infertilité inexpliquée ou d’échec des IA.

Méthodes :
Comme pour une IA, une stimulation ovarienne est nécessaire.
Puis lorsque les conditions de maturité sont atteintes, une injection unique d’hCG est réalisée. La dose et l’horaire précis de cette injection sont décidés le jour même.
Ponction folliculaire
Avant l’ovulation et environ 38h après l’injection d’hCG, les follicules sont ponctionnés pour recueillir le liquide folliculaire qui contient les ovocytes.
La ponction est réalisée par voie vaginale et sous anesthésie générale et nécessite une journée d’hospitalisation.
Recueil des spermatozoïdes
Le mari doit être présent le jour de la ponction pour fournir son sperme au laboratoire et avoir respecté une abstinence de 3 à 5 jours.
FIV proprement dite :
Après la ponction, les ovocytes sont séparé du liquide et placés en milieu de culture puis mis en présence du sperme préparé. 48h plus tard, il faudra vérifier s’il y a ou non des embryons et préciser le nombre et leur qualité.
Transfert :
Les embryons sont replacés dans l’utérus 2 à 3 jours après la ponction. Le transfert se déroule comme un examen gynécologique et est indolore. Un repos de 10 mn est conseillé après le transfert.
Phase de soutien :
Suite au transfert, l’implantation de l’œuf est aidée par un traitement par voie vaginale ou par injection.

Le test de grossesse est réalisé environ 12 jours après le transfert.

Fécondation In Vitro - La procréation médicalement assistée - PMA

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ICSI

L’ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) est une technique de laboratoire qui s’ajoute à une FIV classique.

Le taux de réussite global des ICSI est de 20%. Les risques de grossesses multiples sont les mêmes que pour la FIV et dépendent aussi du nombre d’embryons implantés.

L’utilisation d’une ICSI pour un couple ne nécessitant qu’une FIV classique n’améliore par leurs chances de réussite.

Indication :
L’ICSI est pratiquée en cas d’infertilité masculine sévère ou en cas de faible ou d’absence d’ovulation.

Méthode :
Il est nécessaire d’effectuer un bilan génétique (étude du caryotype du mari) pour éviter la transmission de certaines anomalies des chromosomes.

Au laboratoire, lors d’une FIV classique les spermatozoïdes sont simplement mis aux contacts des ovocytes et la fécondation se fait spontanément.
Lors d’une ICSI, un spermatozoïde est sélectionné, immobilisé et introduit par micro-injection directement à l’intérieur de chaque ovocyte à l’aide d’une très fine pipette.

Intra Cytoplasmique Sperm Injection : La procréation médicalement assistée - PMA

Ovocyte en Métaphase II - La procréation médicalement assistée - PMAl

Injection intra-cytoplasmique - La procréation médicalement assistée - PMA

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