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Auteur : Valérie | Date : 10/10/2008

plastiques

Auteur : Valérie | Date : 10/10/2008

Plastiques et fertilité

Suite à la polémique sur la présence de Bisphénol A dans les biberons, on a largement parlé du danger de certaines molécules présentes dans les plastiques. Malgré l’interdiction du BPA dans les biberons, beaucoup de dangers sont encore cachés dans nos maisons.

Bisphénol A

BPA soupsonné de réduire la fertilité masculine. Il a été interdit en France te au Canada dans les biberons, mais est encore autorisé partout ailleurs, dans les objets du quotidien (canettes de soda, boites de conserve…). Cette molécule est suspectée de participer à la baisse de la fertilité masculine aujourd’hui constatée, en imitant l’action des hormones féminines, elle perturbe le développement génital des petits garçons, et leur fertilité future.

Phtalates

Les phtalates sont partout : dans les plastiques des voitures, les cosmétiques, les jouets, les emballages alimentaires, et même le matériel médical (dans une moindre mesure, et on cherche à les remplacer partout où c’est possible).

L’utilisation de ces produits par les fabricants français est généralement limitée, en particulier pour les jouets destinés à des enfants de moins de 3 ans. En revanche en Asie il n’existe pas de limitation de son utilisation, et il est difficile de controler son bon usage dans les produits importés.

Le danger de ces produits réside dans leur capacité à migrer dans l’organisme. Suivant les plastiques, les phtalates considérés, et l’utilisation du produit, les risques sont très variables : les aérosols de produits de soin, et les plastiques au contact des aliments présentent le plus important risque potentiel.

Le DEHP, un de ces phtalates soupsonné d’être le plus toxique, a montré en laboratoire (par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publié dans la revue Environmental Health Perspectives de septembre 2008) que son contact avec des cellules produisant des spermatozoïdes détruisaient ces dernières.

Que faire ?

Nous transportons tous ces molécules dans notre organisme, en plus ou moins grande quantité : in-utero nos enfants sont soumis à leur influence, peut être aussi à travers le lait maternel, et certainement à travers leurs jouets puis leur alimentation au fil des années. Il est impossible de totalement y échapper, à moins de vivre dans une bulle, coupé du monde moderne.

Inutile donc de devenir parano, mais il est possible de protéger les femmes enceintes et les enfants d’une trop forte exposition : préférer des jouets fabriqués en Europe pour les plus petits, ne pas se nourrir exclusivement de conserves ou éviter les canettes, ne pas utiliser de bouilloire en plastique. Pour plus de détail voir les recommandations du Réseau Environnement Santé.

Crédit photo : Wikipedia
Article rédigé par Karine B.

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