Edito
: Responsables de 30 à 44% des hypofertilités
féminines selon les études, ce petit souci a désormais
différents traitements appropriés pour provoquer l'ovulation.
Menu :
- Les causes
- Les traitements et le suivi
- Les risques
Les causes
Le cycle féminin repose sur la libération de deux
hormones émises par l'hypophyse et l'hypothalamus : la FSH
et la LH. En cas de dysfonctionnement d'un de ces deux glandes (voire
des deux !), il n'y a plus d'ovulation.

Si la stimulation de la production de FSH et LH ne donnent rien,
on va alors rechercher alors une insuffisance ovarienne (syndrôme
des ovaires polykystiques etc...) : anovulation ou ovulation de
mauvaise qualité, l'ovocyte produit étant peu fécondable
ou donnant des malformations de l'embryon empéchant la nidation.
D'autres causes peuvent expliquer les problèmes d'ovulation
: des troubles psychologiques comme l'anoréxie mentale, la
maigreur extrême ou des prises de poids rapides, une hypothyroïdie,
le diabète, les maladies qui provoquent des aménorrhées
(maladies rénales, hépatiques ou digestives pour la
plupart).
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Les traitement
et le suivi
Le traitement et sa posologie sont adaptés au problème
qui cause l'hypofertilité. On dénombre deux traitements
principaux appelés inducteurs de l'ovulation: le citrate
de clomifène et les gonadotrophines,
le premier étant un traitement oral (cachets), le secon un
traitement injectable (piqûres). Certains problèmes
ovariens (comme les ovaires polyskystiques) peuvent réclamer
d'autres traitements si ceux-ci ne fonctionnent pas : c'est le drill
ovarien et la FIV. Dans les autres cas, on a ensuite recours à
la PMA (procréation médicalement assistée)
par insémination artificielle ou FIV. Nous examinerons ici
les deux premiers traitements.
Le citrate de clomifène
est utilisé afin de stimuler l'hypothalamus et l'hypophyse
à sécréter de la FSH et de la LH. Ce médicament
(dont le Clomid est le plus célèbre représentant)
est administrée à la patiente sous forme de comprimés
à faible dose pour commencer, doses augmentées suite
à la réaction du corps et au suivi du traitement.
Le suivi de ce traitement consiste à réaliser des
courbes de température
afin de détecter si ovulation il y a (par le décalage
thermique de deux plateaux), à faire des dosages hormonaux
par prise de sang et à effectuer un échographie endovaginale
pour voir le nombre de follicule produit. En fonction des résultats,
le dosage est revu à la hausse ou à la baisse.
Le citrate
de clomifène provoque:
- 70% de chance d'ovuler au cours d'un cycle ;
- un taux de grossesse de 35% au cours des 6 premiers mois de traitement
(c'est pour cela que ce traitement est abandonné si aucune
grossesse n'a eu lieu pendant ce temps) ;
- un taux de grossesse gémelaire d'environ 10%
Ce médicament provoque quelques troubles tels :
- bouffées de chaleur
- troubles de l'humeur
- maux de têtes
- troubles visules
- troubles de la qualité de la gleire et de l'épaisseur
utérine
Il existe un autre traitement sous forme injectable : les gonadotrophines.
Cette classe de médicament est donné en cas d'échec
du citrate de clomifène ou en cas de stérilités
inexpliquées ou de problèmes hypophysaires. Les plus
célèbres gonadotrophines sont le Pergonal, le GonalF
et Oviarel.
Il existe trois formes principalesde gonadotrophines:
- les gonadotrophines urinaires
- les gonadotrophines recombinantes : ce sont le FSH et la LH
- les gonadotrophines chorioniques humaines : le HCG
On combine parfois plusieurs catégories de gonadotrophines.
On donne sous forme de piqûres les gonadotrophines recominantes
en première partie de cycle. On effectue un dosage hormonal
et une écho endovaginale et quand ke follicule atteint 17mm
et que le taux d'oestrogènes est jugé correct, on
injecte alors les gonadotrophines chorioniques humaines. Le rapport
fécondant doit avoir lieu le même jour et à
la fin du traitement. On estime que le taux de grossesse est de
20%.
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Les
risques
Comme tout traitement médicamenteux, les inducteurs
d'ovulation ont des effets plus ou moins génants mais n'interviennent
pas systématiquement chez toutes les femmes rassurez-vous
!
On constate principalement trois effets secondaires
:
- une apparition ou une augmentation du nombre de kystes
aux ovaires : c'est pourquoi les inducteurs d'ovulation à
base de clomifène sont à manier avec précaution
!
- la mise en place d'un syndrôme
d'hyperstimulation qui se manifeste par des maux de ventre,
une augmentation du volume de l'abdomen, des nausées et des
vomissements.
- un risque de grossesse multiple
accru.
Seul votre gynécologue est capable de décider
de la réponse à apporter (arrêt du traitement,
diminution du dosage ou simple traitements des troubles associés),
allez le consulter en cas de problème.
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