Lutter contre l’obésité dès l’enfance
Les Etats-Unis sont souvent montrés du doigt pour leur mal-bouffe, les menus MacDo XXXL et sodas à gogo. Mais la France ne doit pas trop sourire car derrière les adultes se cache toute une génération d’obèses et d’obèses en puissance.
L’alarme a été tirée récemment et les campagnes de publicités contre l’obésité, les mentions et autres messages déroulants au bas des publicités télévisées pour des produits trop caloriques nous font affronter la réalité. Si on ne gère pas correctement notre alimentation et notre physique, le risque de surpoids nous guette ou nous a déjà atteint !
99% des cas d’obésité chez nos enfants ne sont pas dus à des maladies mais à un mélange évident entre « je mange trop et n’importe quoi » et « je ne fais pas d’activité physique pour éliminer ». Au final, les enfants, même les plus jeunes, en souffrent autant physiquement que psychologiquement. Le coeur souffre, les problèmes cardio-vasculaire peuvent apparaître dès l’enfance comme l’hypertension, le diabète ou les troubles respiratoires. L’autre revers de la médaille : l’enfant est complexé, il est la cible des moqueries, il peut-être rejeté et il s’enferme alors dans une coquille qui sera difficile de casser même adulte. Parfois il devient violent, rejettant les autres ou voulant les dominer par sa carrure afin de rétablir un équilibre qu’il recherche.
N’oublions pas que nous, adultes, avons été façonnés par ce que nous avons vécu dans notre enfance. Sans être même obèse, avoir quelques kilos de trop ne m’ont pas facilité mes premières années, alors je n’ose imaginer ce que certains peuvent vivre. Heureusement, grandir permet souvent de répartir la masse et d’effacer ce surpoids, mais ce n’est pas suffisant.
Pour permettre à vos enfants de se sentir bien, il faut prévenir et surveiller leur état de santé dès leur plus jeune âge. Après tout c’est bien nous les adultes, les PARENTS, qui devont assumer leur éducation. C’est à nous qu’incombe le fait de les aider à vivre mieux, de les guider et de les instruire sur le rôle et les bienfaits/méfaits de l’alimentation.
C’est vite dit, mais la vie n’est pas rose tous les jours. Le stress, une situation familiale, économique ou relationnelle difficile, l’ennui, les échecs (…) sont autant de causes qui poussent les enfants à trouver une compensation dans la nourriture. Lorsque nous, parents, sommes stressés, tristes ou déçus, ne trouvons-nous pas refuge dans un pot de glace ou un paquet de biscuit ? Alors pourquoi vos enfants agiraient autrement ?
Nourrir selon l’âge est un critère à bien respecter. Un bébé augmentera ses doses de lait jusqu’à passer aux petits pots et aux purées de légumes. Chaque tranche d’âge voit sa quantité de nourriture varier mais ce n’est pas tout, l’équilibre entre protéines, glucides et lipides varie aussi en fonction de l’âge et le régime alimentaire s’en ressent tout autant.
Le pédiatre ou le médecin de famille notera régulièrement le poids et la taille de votre enfant afin de quantifier l’indice de masse corporelle de celui-ci. Il vous demandera aussi comment vous le nourrissez et avec ces données il pourra vous dire si vous faites bien ou pas, dans le cas contraire il vous conseillera pour éviter l’obésité de vos enfants.
Le manque de sport est une grande cause de surpoids. Rester assis devant la télé dans un canapé en mangeant sans cesse est un facteur clé de l’obésité. Un enfant qui sera actif, pratiquera un sport ou simplement de la marche régulière dépensera tout ce que le corps n’a pas besoin. Et ce qui est vrai pour lui l’est aussi pour nous.
Manger équilibré et faire du sport c’est bien, mais le dernier point à retenir est tout aussi important : il faut manger à des heures précises ! Petit-déjeuner, déjeuner et dîner sont les bases des repas. L’encas de 11h00 et le goûter de 16h00 apportera à vos enfants les apports supplémentaires dont ils ont besoin. Évitez de les laisser grignoter toute la fin d’après-midi jusqu’à l’heure du dîner. Non seulement ils ne mangeront plus ce que vous leur offrirez, mais en plus cela augmentera le stress à table et vos enfants finiront pas associer le repas du soir à une obligation puis une source de punition. Bien entendu, on peut laisser un peu de mou, mais soyez tout de même attentif à leur faire respecter les horaires de repas.
Nos enfants sont des proies faciles à ce problème d’obésité, agissons très tôt pour éviter qu’ils en souffrent plus tard. Nous en sommes responsables, même si c’est dur, si parfois la facilité voudrait que nous laissions tout faire. S’il se sent mal parce qu’il pense être trop gros, trouvez une solution ensemble, ne vous moquez pas de lui, travaillez avec lui pour l’aider à se trouver mieux. Par ailleurs, l’enfant sait mieux que nous s’il a faim ou non. Le forcer sans cesse à terminer son assiette peut devenir néfaste à la longue ou à le forcer à manger tel ou tel aliment les dégoutera, même s’ils ont faim, ils n’oseront ou ne voudront plus manger. Il faut savoir trouver le juste milieu.
Une petite astuce ? Faites en sorte que vos enfants aiment manger ce qu’il faut et lorsqu’il faut. Agrémentez les repas de petites surprises culinaires, jouez sur les couleurs ou l’apparence de leur assiette. Suivez leur rythme sans forcer plus que nécessaire, faites-les goûter même une cuillère aux nouveautés, acceptez leurs goûts et demandez leur ce qu’ils veulent aux différents repas, argumenter si c’est toujours la même chose ou néfastes pour leur santé.
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