Éduquer sans violence et sans cris : 10 conseils et techniques
![411956_6953[1] Source : http://www.sxc.hu](http://www.netenviesdebebes.com/blog-grossesse-bebe/wp-content/uploads/2009/12/411956_69531-300x225.jpg)
Source : http://www.sxc.hu
1/ Gérer votre temps
Ce n’est pas parce que vous êtes en retard qu’il faut vous en prendre aux enfants.
Ils trainent, nous usent, demandent tout le temps de faire à leur place, je l’admets, mais ce n’est pas le sujet ici mais celui de gérer votre planning afin d’éviter de crier/punir. Gardez donc du temps en réserve pour les seconder dans leur tâches, pour habiller, laver, donner à manger aux plus petits, aux plus fatigués ou tout simplement par amour. Prenez du temps pour leur parler ou leur donner des conseils, pour jouer avec eux, leur lire une histoire le soir, leur montrer que s’ils sont là, et bien ce n’est pas tout simplement pour décorer, après-tout c’est bien vous qui les aviez voulu, non ?
C’est comme à votre travail, établissez un planning avec une tranche horaire de débordement possible et tenez vous en. Déléguez si vous le pouvez, conjoint(e), famille, amis, nounou, baby-sitter pourront très bien venir vous aider en cas de besoin.
2/ La discussion parents/enfants
C’est le même principe que la discussion dans le couple mais à un autre niveau, celui de vos enfants.
Apprenez à leur parler pour qu’ils apprennent et écoutent, écoutez ce qu’ils ont à dire et décryptez ce qu’ils ressentent, lisez entre les lignes et comprenez-les. Une grande source de conflit passera à la trappe si vous vous respectez et si vous vous comprenez.
3/ Montrez l’exemple
Donner la fessée pour le faire obéir, crier dessus pour se faire respecter ne donnera à terme plus aucun résultat. Même si au départ cela semble faire effet, c’est un faux semblant. Le ton ne fera que monter, la violence engendrera la violence, l’enfant s’endurcira et n’aura plus peur de vous. Il reproduira la violence sur son entourage et sur vous-même, criera tout le temps et ne comprendra pas pourquoi il se fait punir (encore) parce qu’il crie et frappe comme vous vous le faites.
En montrant l’exemple, vous lui apprenez les bonnes choses à faire et l’échange parents/enfants n’en sera que plus efficace. Lui-même apprendra de meilleure manière et avec bonne humeur. Un enfant contraint n’apprendra rien de bon et ne s’impliquera pas.
4/ Adaptez la punition à l’erreur commise.
- Oubliez les cris, les claques ou les fessées. Apprenez à votre enfant à réparer ses erreurs d’un ton calme est constructif, c’est sur ce n’est pas facile, il refusera, trouvera la punition trop dure ou injuste, expliquez-lui le sens de la punition « tu as renverser maintenant il faut nettoyer » .
Cela sera beaucoup plus constructif que de lui crier dessus, de le mettre au coin tout en râlant parce que vous devez passer la serpillère en l’entendant pleurer à 1000 lieues.
- Attention à la dérive, ne lui interdisez pas son émission télé préférée parce qu’il a oublié son jouet le plus cher à l’école à la veille des vacances. Quel rapport entre la punition et la bourde ? Il se sera puni lui-même puisqu’il n’aura pas accès à son jouet avant la rentrée, expliquez-lui cela et il sera moins tête en l’air la prochaine fois.
5/ Créer et respecter des règles
Créer des règles avec l’enfant et en rapport avec son âge et ses facultés. Respectez-les ensemble, si vous avez décidé qu’il peut faire une chose, ne revenez pas dessus ensuite. Ne soyez pas injustes ni trop dur si l’enfant dérape.
De plus, des règles écrites ensembles sont beaucoup plus suivies que des règles imposées sans qu’il ne comprenne le pourquoi et surtout le sens de celles-ci.
6/ Une punition doit être juste
N’imputez pas à vos enfants vos problèmes, votre fatigue, votre stress ou toutes autres sentiments négatifs.
Nos enfants ne sont pas nos défouloirs de notre humeur et ainsi le lundi leur offrir un cadeau parce que tout va bien et le mardi les mettre au coin à tout bout de champ parce qu’ils « nous énervent ».
Apprenez à faire la part des choses et à mettre de côté vos soucis le temps de leur présence.
7/ Les rituels
Dans le quotidien, il y a des tâches qui se répètent pour l’enfant, pour éviter les crises, il est intéressant d’établir des rituels bien précis afin de jalonner la vie de votre enfant de manière calme et compréhensible. L’histoire du soir avant de se coucher aide l’enfant à s’endormir, se brosser les dents avec une « brosse fétiche », prendre son bain avec des jouets qui changent de temps à autre, donner les médicaments à une peluche avant d’en donner à l’enfant, etc.
8/ Les sorties, la culture et l’apprentissage
Ne laissez pas votre enfant seul tout le temps, encore moins devant la télé 12h00 par jour, encore plus s’il est petit. L’enfant a besoin qu’on l’entoure mais aussi qu’on lui apprenne les choses. Les livres par exemples, montrent d’abord des images, des couleurs, des notions, puis vient les lettres, les chiffres, le texte.
Sortez avec votre enfant, montrez-lui des musées, faites lui faire du sport, mais ne lui imposez ce qu’il ne veut pas. Il vous demandera de lui-même d’aller au parc, à la piscine, faire du foot, du vélo, etc. Mais pour qu’il connaisse ces activités, il faut les lui faire connaître avant. D’un autre côté il faut aussi qu’il apprenne que tout ne vient pas d’un coup, qu’il doit persévérer même si c’est dur. Ne jamais arrêter un sport (sauf en cas de raisons médicales) en cours d’année, il doit comprendre qu’il faut terminer ce qu’il a commencé. Encouragez-le, félicitez-le au lieu de le gronder parce qu’il n’y arrive pas, cela le motivera d’autant plus.
9/ Evitez la violence morale
Il n’y a pas que la violences physiques qui détruit un enfant, la pression morale, le harcèlement, la non-confiance, le désintérêt, les insultes, et toutes autres actes du même gabarit entraînera des conséquences sur l’enfant beaucoup plus tôt que vous ne le pensez. On ne s’en rend peut-être pas compte, mais à la longue, c’est un travail de destruction qui est imposé à l’enfant. Il en souffrira vite, perdra confiance en-lui, répétera sur vous et autrui ce que vous lui infliger ce qui lui vaudra de nouvelles punitions, se sentira inférieur, honteux de son physique ou de ses lacunes, etc.
Il faut respecter l’enfant, l’écouter, répondre à ses demandes et désirs lorsque ses possibles et lui expliquer qu’il n’est pas possible de le faire et surtout pourquoi. Tempérez, dialoguez, jouez, cédez aussi si nécessaire.
10/ Prendre conscience de ses erreurs et les corriger
Cette étape est là plus dure. Mais déjà prendre conscience que l’on agit mal est déjà une grande étape !
Mais il faut aller plus loin, inutile de pleurer la moitié de la nuit parce que vous vous êtes défoulé sur le plus grand et que le lendemain rebelote, vous vous y remettez.
Prenez un ton calme et enjoué lorsque vous parlez à vos enfants, ils seront moins sur les nerfs.
Si vous devez crier et vous défouler car la situation s’envenime, allez dans les toilettes, mordez une serviette de bain, tapez dedans, et revenez plus zen.
Evitez autant que possible les situations de stress, prenez les choses avec recul et légèreté, etc.
Bon courage
Commentaires récents