Mais non je n’harcèle pas mes enfants !

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Mettez-vous à la place de vos enfants quelque fois et vous verrez que le comportement de certains parents est à rire ou à pleurer.
Exemple typique :
L’enfant est au salon et regarde la télé, le repas est servi dans la pièce voisine, le papa l’appelle à table
« Le repas est servi, Ã table tout le monde, Axel je t’attends !
Même pas deux secondes après, il reprend
« Axel à table, je t’ai déjà prévenu.
Il n’entend rien et conclu que l’enfant se fout de lui
« Je compte jusqu’à trois, si tu ne viens pas je me fâche !
Allez hop, les menaces maintenant, le ton monte, la veine sur le côté de son crâne palpite, toujours rien
« Bon tu arrives ou je viens te chercher ! Il n’a même pas compté jusque trois le bougre.
A table, la mère baisse les yeux et soupire, même refrain tous les soirs, elle s’énerve à son tour afin de régler la situation ou tout au moins pour montrer qu’elle aussi peut crier.
« Ton père à dit de venir tout de suite, alors vient… s’il te plait, termine-t-elle dans un murmure…
Etc, etc.
Que se passe-t-il au salon ?
L’enfant a très bien entendu qu’il fallait passer à table, d’ailleurs depuis 20 bonnes minutes il réclame à manger parce qu’il a faim, on l’a largué devant la télé pour le faire patienter, maintenant il est au beau milieu de son dessin animé préféré et cela le contrarie qu’on lui coupe ainsi la carotte aussi gentiment offerte.
Au premier appel, il se lève tout de même et cherche ses chaussons qu’il a enlevé pour ne pas salir le canapé. Au second, il a éteint la télé mais n’a toujours pas mis ses chausson faute de temps, les parents n’ont même pas conscience que l’enfant a bien compris la demande et qu’il fait tout pour venir au plus vite.
Celui-ci se sent harcelé par toutes ces remarques répétitives. La situation se termine en crise par l’arrivée des parents en fureur, la réaction de l’enfant pourra varier entre un état colérique, de bouderie, d’acceptation en regardant ses pieds, etc.
Il n’y aura pas eu de discussion, pas d’attente, pas de patience, pas de compréhension, pas d’explication sur les attentes de chacun.
Cette situation peut se conjuguer à n’importe quel période du jour et de la nuit, du sexe des enfants, de leur âge ou du lieu où ils se trouvent.
Fatigué et stressé, on s’emporte souvent, mais avec un peu de patience et en comprenant vos enfants, plus d’un fois vous pourrez éviter les crises par une écoute de l’enfant et une discussion avec lui. Ce n’est pas parce qu’ils sont petits qu’ils sont bêtes, loin de là !
Tentez de revenir en arrière sur vos dernières crises avec vos enfants. N’y a-t-il jamais eu de situations analogues ? Si oui, revivez la scène et voyez ce qui aurait pu être fait pour débloquer la situation…
Voici quelques pistes :
- Attendre, si au bout d’un moment il n’y a pas de réaction agissez autrement
- Rejoignez l’enfant afin de voir ce qu’il l’empêche d’accéder à votre requête (notez ici que je ne parle d’ordre, mais de requête)
- S’il refuse, il faut mettre en avant le problème et trouver avec lui des solutions, dans le cas ci-dessus, on pourrait enregistrer le dessin-animé, trouver un horaire de rediffusion, attendre la fin si ce n’est pas long, voir sur un service de replay, etc. Ou tout simplement lui donner la main pour le faire venir à table, l’aider à mettre ses chaussons, etc.
- Lui parler de ce qu’il l’attend, ici le repas, que son plat préféré est à table, qu’il va refroidir, que tout le monde l’attend, etc. Surtout ne pas l’accuser avec des phrases contenant un maximum de « tu » mais plutôt avec des phrases commençant par des « je » montrant ainsi vos sentiments et vos attentes.
- Éviter de crier et de monter le ton
Etc.
pour ce qui est de la table j’ai souvent pas le temps de finir la phrase qu’ils ont déjà le nez dans l’assiette ^^ de vrai morfale lol !
pour le reste, je me vois parfois dans ce que tu décris ! Mais il faut savoir que parfois, a cause de la fatigue, des soucis, de l’emploi du temps, et pour diverses raisons, qu’on a pas toujours le temps d’attendre et d’être compréhensif comme on le voudrait ! Mais généralement, ici, au deuxième appel ils accourent ^^
C’est vrai que chez nous aussi, c’est beaucoup notre propre niveau de fatigue qui nous rend moins patients : une demande qu’il va mettre 5 minutes à entendre me dérange moins le week-end que le soir après la journée de boulot. Mais j’essaie de rester consciente que c’est MA fatigue qui me rend moins patiente, pour tenter de rester juste, et ne pas le gronder pour une broutille parce que je suis fatiguée.