Après une césarienne

On entend parfois dire que la césarienne est plus confortable qu’un accouchement par voie basse, mais on parle rarement des conséquences d’une césarienne dans les jours, mois, années qui suivent l’accouchement.

 

La douleur physique

On doit généralement rester couchée pendant 24h après l’accouchement, généralement avec des anti-douleurs.

Après une césarienne, la douleur ressentie peut être très différente d’une personne à l’autre, mais généralement on a du mal à marcher, à se tenir droite les premiers jours.

Pourtant il est important de marcher rapidement, car il existe un risque de faire une phlébite si on reste trop couchée. Généralement des bas de contention ou des traitements seront proposés à la maternité pour limiter ce risque.

Dans les jours qui suivent la douleur s’estompe généralement très rapidement, mais des tiraillement pouvant être douloureux subsistent dans les semaines qui suivent, en fonction de la cicatrisation.

Ensuite, comme pour toute cicatrice, on peut avoir des douleurs ponctuellement, pendant plusieurs années (selon les changements de temps).

 

Pertes de sang/ lochies

Les pertes sont généralement plus importantes après une césarienne qu’après un accouchement par voie basse. Ces pertes durent plusieurs semaines, en s’amenuisant progressivement.

 

Limiter les efforts physiques

Pendant plusieurs semaines après l’accouchement, il est recommandé à la jeune mère d’éviter de faire des efforts, et en particulier de porter des charges. La seule charge que l’on peut porter est le bébé.

 

Insensibilité

Juste après l’accouchement vous aurez certainement une zone insensible tout autour de la cicatrice, pouvant aller jusqu’au nombril. Ce phénomène est généralement transitoire, et normalement en quelques mois, parfois plus d’un an, vous pourrez retrouver votre sensibilité. Mais il est aussi possible qu’un nerf ait été sectionné lors de l’opération, et que cette zone reste définitivement insensible.

 

L’allaitement

Dans le cas d’une césarienne programmée, en l’absence de travail, la montée de lait est souvent retardée après une césarienne. Ceci peut donc rendre les débuts de l’allaitement plus incertains. Pour donner le sein, la jeune femme qui vient de subir une césarienne peut avoir du mal à trouver une position confortable pour positionner bébé. L’allaitement couchée ou la position en ballon de rugby évitent que l’enfant repose sur le ventre de la mère, peuvent être utilement essayées après une césarienne. Par la suite, les tétées provoquent souvent des tranchées, c’est à dire des contractions de l’utérus, qui peuvent être encore plus douloureuses après une césarienne.

 

Nouvelle grossesse

Il est généralement recommandé d’attendre au moins un an avant une nouvelle grossesse, afin que l’utérus soit complètement cicatrisé.

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5 réponses
  1. Chiara dit :

    Ca m’etonne de toi ne pas avoir parle de LA DOULEUR PSYCHOLOGIQUE !!!

    Ton article est INCOMPLET sans ca … malheureusement !

  2. Karine dit :

    Je n’ai volontairement pas voulu parler de la douleur psychologique, car mon article s’adresse aux personnes qui pensent qu’un accouchement par césarienne est plus confortable qu’une voie basse.
    Or les séquelles psychologiques ne sont pas (selon moi) liées à la césarienne en tant que telle, mais à l’image que l’on a de l’accouchement. Une personne qui préfère la césarienne à une voie basse n’aura pas de regrets si elle accouche effectivement par césarienne, par contre les conséquences physiques elle aura plus de mal à y échapper.

    Par chance la douleur psychologique n’est pas un passage obligé à une césarienne, et beaucoup de femmes vivent bien leur césarienne.

  3. Valérie dit :

    Tout à fait Karine…il parait aussi que la seconde césa est mieux vécue physiquement et psychologiquement.

    Perso j’ai connu les deux, césa programmée pour le premier (mais pas pour convenance, HTA maternelle, siège et prématurité), 37h de travail pour mon AVAC et malgré tout, mon plus bel accouchement reste mon AVAC tant pour le côté physique que psy…

  4. Laure dit :

    J’ai eu une césarienne programmée il y a 2 mois parce que ma fille se présentait en siège et que mon bassin ne permettait pas une voie basse.

    Je me retrouve complètement dans cet article.
    La seule différence que j’ai pu remarquer concerne l’allaitement. Par chance, j’ai eu la montée de lait le deuxième jour, les puéricultrices m’ont effectivement dit que pour une césa programmée, ce n’était pas courant.

    Et pour rebondir sur ton commentaire Chiara, la douleur physique est commune à chaque maman césarisée, alors que la souffrance psychologique, non. Cette douleur est tellement plus personnelle et différente selon les femmes, que ce n’est pas forcément évident d’en faire un article.

    Et merci Karine pour ton article.

  5. Karine dit :

    Merci Laure
    Tu as eu de la chance d’avoir ta montée de lait aussi facilement après la césarienne, ton corps a su trouver les solutions alternatives.
    J’ai eu la « chance » d’avoir ma césa après 20 heures de travail, du coup même sans les tétées de mon loustic (en néo-nat), j’ai eu ma montée de lait rapidement. Je pense que si j’avais cumulé absence de travail, et absence de stimulation directe par bébé mon allaitement aurait été bien compromis.

    Un an et demi après, j’ai du mal à accepter d’avoir la moitié du ventre insensible. Je fais partie des malchanceuses pour lesquelles un nerf a certainement été coupé pendant l’intervention. Du coup de la cicatrice jusqu’au nombril je ne sens plus rien :-(

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