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Mamannature ou apprendre à materner son enfant

Source et crédits : mamannature.fr

Source et crédits : mamannature.fr

Mamannature qu’est-ce que c’est ?
Une site d’une maman qui désire partager son expérience dans le maternage aux autres mamans qui se posent des questions et ont le désir d’apprendre.

Allaitement, port de l’écharpe, massage et apprentissage de la langue des signes, Sylveen propose des formations et des conseils à un coût très réduit pour une personne ou en groupe.

L’intérêt ?

Gagner du temps, partager, essayer, discuter et apprendre en testant.
Sur le Net on peut trouver de nombreux sites explicatifs ou des vidéos, mais rien ne vaut le vécu, le contact, l’expérience et l’échange.
Par exemple, pour notre second nous avons acheté une écharpe de portage, il y a certes une notice papier, mais bon on ne sait jamais si le noeud réalisé est bon, si le bébé est bien maintenant, etc. Ma femme a cherché une formation sur la métropole lilloise, mais à part des cours horriblement chers style classe de travail et/ou pas facile d’accès quand on n’a pas de voiture, il n’y avait rien d’intime, abordable et de connu. Sylveene se déplace à votre domicile pour vous apprendre en toute intimité les gestes de maternage.

Avec Sylveene, c’est justement cette approche qui nous intéresse. La connaissant puisque nos fils sont dans la même classe, je peux vous dire sincèrement qu’elle s’y connait dans le domaine. Mère de 6 enfants, proches de ceux-ci, avec une expérience d’allaitement de 6 ans, ce n’est pas depuis les livres qu’elle vous apprendra ses secrets !  D’ailleurs tous les matins et tous les soirs, nous la voyons avec son petit dernier en portage, elle gère si rapidement et si bien son écharpe que nous en sommes babas et presque jaloux. Plus besoin de poussette, Bébé est en contact avec Maman, on a les mains libres pour aider les grands, bref, que du bonheur.

Intéressées ? Sur Lille et ses environs, vous pourrez contacter Sylveen sur son site : Mamannature.fr

Pourquoi porter son enfant ?

Source : sxc.hu
Source : sxc.hu

De tout temps, et dans toutes les régions du monde, les bébés ont été portés, tout d’abord pour les protéger des animaux dangereux. Ensuite l’allaitement impose une proximité très forte entre l’enfant et la personne qui le nourrit (mère ou nourrice).

Les progrès techniques, l’utilisation des laits de substitution, et la conception des poussettes a réduit la nécessité de porter son bébé, mais rare sont les parents qui ne portent pas leur enfant, au moins une partie de la journée, que ce soit dans les bras ou dans un porte-bébé.

 

Pour calmer l’enfant

En général, les parents remarquent très vite que le bébé a plus de chance de se calmer s’ils le prennent dans leurs bras. L’enfant est alors rassuré, et peut s’endormir plus facilement.

Mais ce ne sera pas systématique, et certains enfants réclameront plus d’être portés que d’autres. De même certains parents seront plus enclins que d’autres à porter leur enfant.

 

Pour se déplacer

L’invention de la poussette est finalement assez récente dans l’histoire de l’humanité, et n’est pas utilisée partout dans le monde. Lorsqu’on se déplace sur des routes, une poussette peut être un moyen de transport confortable pour un enfant, mais sur des chemins, en forêt, ou dans la jungle des villes, la poussette n’est pas forcément ce qu’il y a de plus pratique, et porter son enfant est souvent l’unique solution.

 

Pour être ensemble

Porter l’enfant permet aux parents de faire découvrir leur environnement à l’enfant, à hauteur d’adulte. Il pourra découvrir la préparation des repas dans la maison, ou faire connaissance avec les amis ou voisins lors d’une sortie à l’extérieur, et participer à sa façon à la conversation.

Dans la rue l’enfant porté sera moins impressionné par les voitures ou par un chien qui s’approcherait un peu trop. L’enfant ressent les réactions du porteur,  et pourra donc être rassuré de le sentir calme, si quelque chose l’a effrayé.

Portage des bambins

Alors que l’on voit de plus en plus de bébés portés (que ce soit en écharpe, ou avec tout autre porte-bébé, on a l’embarras du choix du maintenant), il est plus rare de voir des enfants de plus d’un an encore portés.

 

Porter un bambin

Certes cela est souvent plus difficile pour le parent, si l’enfant est lourd. Mais un grand nombre de porte-bébé offre la possibilité de porter l’enfant dans le dos, ce qui permet de le porter beaucoup plus longtemps. Il suffit de se souvenir de nos cartables de 10 ou 15kg que nous portions au collège, nous devons être capable de porter le même poids à 30 ou 40 ans sans trop de soucis.

On peut aussi m’objecter qu’un enfant qui marche n’a plus besoin d’être porté. Ceci est vrai s’il s’agit d’une petite distance, et que l’enfant est de bonne composition. Mais en fin de journée, ou si l’enfant doit marcher plus de 30 minutes, il finira dans les bras à coup sur.

 

Portage vs. poussette ?

J’ai constaté une réaction étrange des gens quand je me promène avec mon fils de 2 ans dans l’écharpe. Quand il était bébé, les gens trouvaient ça mignon, mais maintenant c’est limite si on ne m’agresse pas dans la rue pour me reprocher d’être trop fusionnelle avec mon fils, de l’empêcher d’être autonome. Ces mêmes personnes, croisant une mère et son enfant en poussette, trouveront cela normal.

Pourtant les arguments qui poussent à porter un bébé (proximité avec la mère, possibilité d’échange, d’être rassuré…) sont toujours aussi vrais avec un enfant plus grand, toujours aussi curieux qu’on lui parle de son environnement. Ce n’est pas parce que l’on porte son enfant pour une sortie, qu’il y passe tout son temps, et que cela l’empêche de se développer par ailleurs.

 

 

Jusqu’à quel âge avez-vous porté votre enfant ? avez-vous senti comme moi que le regard des gens changeait avec l’âge de l’enfant ?

Rubrique : Maternage  Tags:  Un commentaire

Allaitement : pourquoi décider d’arrêter ?

En lisant les forums, on trouve nombre de femmes qui regrettent de ne pas avoir allaité aussi longtemps qu’elles l’auraient souhaité. Pourtant il y a autant de raisons d’arrêter l’allaitement qu’il y a d’allaitements, et toutes les raisons sont bonnes si elles ne sont pas imposées par un diktat indépendant de la mère et de l’enfant.

 

Quand on n’aime pas ça

- Et oui, l’image de la femme super épanouie qui adore allaiter ce n’est pas pour tout le monde. On peut vouloir dur comme fer allaiter son enfant « parce que c’est ce qu’il y a de mieux » et puis finalement ne pas aimer ça, et le faire avec dégoût, alors pourquoi se faire violence ?

- On peut aussi mal supporter les montées de lait douloureuses, les crevasses, et préférer un biberon qui ne vous fera pas souffrir.

- Une jeune maman a le droit d’être épuisée/d’avoir eu un accouchement difficile/de ne plus supporter les pleurs affamés de son enfant (rayer les mentions inutiles) et ne pas vouloir s’imposer la contrainte d’un allaitement compliqué.

- Et pourquoi ne pas partager la fatigue avec le papa ? lui aussi a bien le droit de se lever la nuit pour nourrir sa progéniture.

 

Quand on reprend le travail

- Concilier tétée et travail peut être complètement impensable dans votre profession. Certes la loi est là pour vous défendre, mais si c’est pour se battre au quotidien, et subir des critiques constantes, le jeu en vaut-il la chandelle ?

- Tirer son lait tous les jours ? pas toujours facile, surtout entre 2 réunions, et un dossier à rendre en urgence. Le stress de devoir tirer chaque jour assez de lait pour le lendemain peut devenir un véritable cercle vicieux.

- et la crèche/nounou ? si elle est obstinée et refuse votre lait ? il faut renoncer à reprendre le travail ?

 

Quand l’enfant grandit

- Les dents qui poussent, si vous n’avez pas de chance, voilà le petit ange qui se transforme en vampire !

- Allaiter un enfant qui rampe/marche/parle (rayer les mentions inutiles, ou ajouter la votre) vous rebute.

- C’est lui qui ne veut plus téter, vous n’allez quand même pas l’obliger ;-)

 

J’aurais surement pu en trouver encore plein d’autres, des bonnes raisons pour arrêter l’allaitement, car toutes les raisons sont bonnes. Alors qu’elles ont été vos raisons pour arrêter ?

Allaitement : bien s’entourer pour bien commencer

Même si l’allaitement est la chose la plus naturelle du monde, beaucoup de jeunes mamans découvrent, dans les jours qui suivent la naissance, que c’est beaucoup moins simple qu’il y parait.

 

Avant la naissance
Il est important de s’interroger pendant la grossesse sur son désir d’allaiter, et si on souhaite allaiter, il est bon de se renseigner avant l’accouchement.
Préparation à la naissance
Dans le cadre des cours de préparation à la naissance, certaines sage-femmes proposent des cours sur l’allaitement, qui permettent de connaitre les bases de la théorie.
Livres
Il existe quelques livres de référence sur l’allaitement, qu’il est préférable de lire lorsqu’on a du temps, c’est à dire pendant la grossesse. Une femme bien documentée avant l’allaitement saura mieux ce qu’elle veut pour son enfant, sera moins paniquée par les débuts parfois difficiles de la mise en place de l’allaitement. Les recommandations de NetEnviesdeBébés sont par ici.

 

Trouver les bons conseils
Au moment de la naissance, puis dans les jours et semaines qui suivent, la jeune mère se pose souvent beaucoup de questions, il est important qu’elle ait des interlocuteurs expérimentés pour la soutenir.
A la maternité
Un nombre croissant de personnel des maternités est formé à l’allaitement, et sait aider les mères qui veulent allaiter. Malheureusement il existe encore des personnes qui trouveront plus facile de donner un biberon que de passer du temps à aider la mère qui n’arrive pas à mettre son enfant au sein.
Conseillère en allaitement
Les conseillères en allaitement son encore peu nombreuses, mais leur qualification assure une grande expérience du soutien en allaitement. On peut trouver leurs coordonnées via les PMI ou les matenités.
Milieu associatif
Quelques associations regroupent des femmes ayant allaité leurs enfants. Certaines proposent de contacter leurs représentantes par téléphone ou par mail afin d’aider les femmes qui rencontrent des difficultés dans leur allaitement.

 

Se méfier des conseils non avisés
Malheureusement, une femme qui souhaite allaiter entend souvent des conseils inadaptés.
Personnel médical peu/mal formé
Le personnel médical dans son ensemble est souvent très mal informé sur l’allaitement. Peu de médecins connaissent les pathologies liées à l’allaitement, ou la courbe de croissance des bébés allaités. Il faut donc rester critique vis à vis des conseils donnés par les médecins, ce qui n’est pas toujours facile, surtout lorsqu’on vient d’accoucher, ou quand on doute du bon déroulement de l’allaitement.
Famille et amis bien intentionnés
La famille et les amis sont généralement le pire ennemi de la femme allaitante : la grand-mère qui recommande de laisser l’enfant pleurer pour lui « former les poumons », la mère qui n’a jamais réussi à allaiter parce que « dans la famille les femmes n’ont pas de lait », la bonne copine qui explique que si l’enfant pleure le soir c’est « parce que le lait maternel n’est pas assez nourrissant »… La jeune mère qui allaite a généralement le droit à toutes les idées reçues sur l’allaitement, et finalement bien peu d’encouragement. Il faut donc être parfaitement sure de soi pour résister à tous les conseils inadaptés, sans pour autant froisser la personne parfaitement bien intensionnée qui sait mieux que la mère comment s’occuper de son enfant.

 

Ne pas s’épuiser
Le rythme des tétées peut être fatiguant pour la mère, juste après un accouchement qui a déjà fortement sollicité son organisme. Il est donc essentiel d’être bien entourée pendant cette période, et de trouver toutes les astuces pour se reposer et ne pas s’épuiser.
Le papa devra donc la décharger des tâches ménagères, pourra participer au change ou à la toilette de l’enfant. Si c’est possible, il est aussi profitable de faire dormir l’enfant dans la chambre parentale pendant les premières semaines, afin que la mère ait le moins de chemin à faire pour allaiter son enfant.
La tétée peut aussi être un moment de grande détente pour la mère, qui en profite pour somnoler doucement avec son bébé.

Alimentation et sommeil de la femme allaitante

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Lorsqu’on allaite, il est encore plus important pour la jeune mère de prendre soin d’elle-même, afin de garder la forme malgré les nuits courtes, et la fatigue naturelle après l’accouchement. Une trop forte fatigue peut en effet réduire la production de lait.

Se reposer
Après l’accouchement il faut essayer de récupérer le plus rapidement possible. Lorsqu’on allaite, on a la chance de bénéficier de l’aide des hormones pour mieux récupérer.
Il est tout à fait normal de somnoler pendant la tétée, lorsque celle-ci se passe bien, c’est un bon moyen de se reposer. La jeune mère ne doit pas non plus hésiter à faire la sieste en même temps que son enfant lorsqu’elle se sent fatiguée.
On prétend souvent que l’allaitement fatigue, mais ce sont plus généralement les réveils nocturnes de l’enfant, et le rythme de vie trop soutenu (s’occuper de la maison, des courses, des rendez-vous médicaux… en plus du bébé) qui fatiguent les mères, qu’elles allaitent ou non.

Alimentation
manger équilibré
Pour rester en forme, il faut aussi faire attention à son alimentation. Il n’y a plus d’interdit contrairement à la grossesse, par contre il faut continuer de manger équilibré.
Il faut donc manger de tout, en quantité suffisante. Certaines femmes ont très faim pendant l’allaitement, ce n’est pas pour autant que cela les empêche de perdre les kilos de la grossesse, le corps a besoin de calories pour produire le lait.
Pour certaines femmes, l’allaitement sera une aide pour perdre plus rapidement leurs kilos superflus.

Aliments à éviter
Même si aucun aliment n’est interdit, certains sont moins conseillés que d’autres :
- Certains aliments stimulent ou au contraire limitent la lactation (fenouil, verveine pour les stimulants, persil, chou vert pour les limitants).
- Café, thé, coca sont à consommer avec modération à cause de leur propriétés excitantes.

Le tabac et l’alcool sont à éviter autant que possible, car ils peuvent passer dans le lait et être absorbés par le bébé, autant conserver les bonnes habitudes prisent pendant la grossesse encore quelques mois.
Si une femme souhaite vraiment boire de l’alcool, il est préférable de le faire juste après une tétée, afin que l’alcool ait été autant que possible éliminé de l’organisme avant la tétée suivante.

Parfumer son lait
Certaines personnes prétendent qu’il ne faut pas consommer certains aliments comme les choux, l’ail ou les endives, car ils modifient le lait. Il est certain que ces produits parfument le lait. Mais ils ne sont pas néfastes pour autant : l’enfant s’initie au goût grace à l’allaitement, il découvre l’alimentation de la famille à travers le lait. Mais il peut arriver que certains enfants n’aprécient pas ce nouveau goût du lait, dans ce cas il faudra éviter à la mère d’en consommer trop.

Donner un ou les deux seins ?

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Quand on démarre l’allaitement
Les premières semaines, il est intéressant de systématiquement proposer les deux seins à l’enfant, le temps que la lactation s’installe. Les seins sont ainsi plus stimulés, et donc la production se met plus facilement en place.
A chaque tétée on propose un sein, puis lorsque l’enfant s’endort sur le sein, on lui propose l’autre sein (éventuellement avec un change entre les deux pour le réveiller un peu). A la tétée suivante on commence par l’autre sein.

 

 

Quand l’allaitement est en place
Lorsque la lactation se fait bien, on cherchera à privilegier un sein par tétée : la composition du lait change pendant la tétée, très hydratant au début, il devient plus nourrissant à la fin. Il est donc important que l’enfant vide bien un sein avant de lui proposer le suivant.
Il est difficile de savoir si le sein a été bien vidé, la mère se fie à son ressenti, et à la sensation que le sein est tout mou. D’une tétée à l’autre on propose alors l’autre sein à l’enfant.
Si l’enfant n’est manifestement pas rassasié, qu’il s’énerve contre le sein, et cherche à téter sans succès, on pourra lui proposer l’autre sein. Chaque enfant a ses besoins propres, et chaque mère a sa production. Il se peut que donner un seul sein ne soit pas suffisant pour l’enfant, et que la mère soit systématiquement obligée de proposer les deux seins à l’enfant.

 

 

Quand les tétées s’espacent
Même si pendant un temps l’enfant a tété sur un seul sein à chaque tétée, il est parfois nécessaire de revenir à proposer les 2 seins à chaque tétée.
Cette technique est un bonne façon d’aider au maintien de l’allaitement lorsque l’enfant tète moins souvent (au moment de la diversification par exemple), ou lorsque la mère reprend le travail : en stimulant les 2 seins à chaque tétée la mère parviendra plus facilement à continuer l’allaitement. Cependant il faut bien s’assurer que l’enfant a vidé l’un des seins, et a bien reçu le gras du lait, et pas uniquement du lait hydratant.

Combien de lait un bébé allaité prend-il ?

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Beaucoup de jeunes mamans s’inquiètent de la quantité de lait bue par leur bébé nourri au sein. C’est la grande inconnue, souvent très difficile à accepter, et ce d’autant plus que l’entourage (familial ou médical) s’inquiète sans cesse de la prise de poids de l’enfant.

 

Tirer son lait pour mesurer la quantité de lait produite
Il est de façon générale inutile de savoir à chaque tétée ce que l’enfant a bu. Il est plus important de s’assurer qu’il a bu ce dont il avait besoin au moment où il tète. C’est pour cela que la pesée avant et après la tétée n’est plus pratiquée que dans de rares cas, généralement à la maternité.
On peut penser qu’en tirant son lait la mère pourra évaluer la quantité de lait que l’enfant prend. Mais c’est totalement faux. Les premières fois la mère aura souvent beaucoup de mal à tirer son lait, cela demande un peu de technique, une bonne relaxation qui n’est pas toujours facile à atteindre immédiatement. De plus, la tétée de l’enfant stimule la production et l’ejection du lait. Le tire-lait essaie d’imiter cette fonction, mais n’y parviendra jamais aussi bien que l’enfant.
La quantité de lait tirée montre donc la quantité minimale disponible pour l’enfant, mais celui-ci peut en consommer beaucoup plus lorsqu’il tète.

 

Combien donner lorsqu’on donne son lait au biberon ?
Lors de la reprise du travail, ou parce que la mère souhaite qu’une autre personne puisse nourrir son enfant (lors d’absences), elle peut décider de tirer son lait, et de le donner à l’enfant en dehors des tétées.
Pour cela on voudrait savoir ce que l’enfant prend habituellement pour le lui proposer. Il n’existe évidemment pas de formule exacte. L’enfant peut téter plus à certaines tétées qu’à d’autres. De plus, lorsque le lait de maman est proposé en dehors de la tétée, il est tout à fait possible que l’enfant décide de moins manger, et de se réserver pour la tétée de retrouvaille.

Pour avoir cependant un ordre de grandeur, histoire de savoir à peu près combien lui proposer la première fois, il existe une formule assez simple : (poids de bébé en gramme/10+200)/ nombre de tétées
Donc par exemple pour un bébé de 5kg qui prend 6 tétées par jour, le calcul est (5000/10+200)/6 = 117ml, en proposant 120ml de lait à l’enfant on peut espérer que celui lui convienne.

Les signes d’un bon allaitement

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Pendant la tétée
La mère doit observer son enfant pendant la tétée. Le bébé doit avoir la bouche bien ouverte, et recouvrant une grande partie de l’aréole. La lèvre inférieure est très étirée vers le bas, touchant presque le menton.
La mère observe ensuite l’enfant très concentré faire des mouvements amples et réguliers pour téter. La respiration est parfaitement coordonnée avec la tétée, l’enfant fait peu de pauses. On peut aussi l’entendre déglutir à chaque mouvement de succion, et il ne lache pas le sein.
La mère peut ressentir l’éjection du lait, ou constater que le sein opposé coule.
L’enfant peut aussi avoir une tétée non nutritive, une tétée plaisir pendant laquelle il ne mange pas. Le rythme des succions est alors beaucoup moins régulier. Le bébé fait des mouvements de bouche rapides, puis s’interrompt longuement, et la déglutition est rare. Cette tétée plaisir suit très souvent la tétée nutritive.

 

 

A la fin de la tétée
L’enfant lache le sein de lui même, il est détendu, relaché. Il s’endort rapidement après la tétée.

 

 

Dans la couche
Couches mouillées régulièrement, au moins 6 fois par jour, et urines claires sont le meilleur indicateur d’une bonne alimentation.
Les selles sont régulières (3 à 8 par jour), jaunes d’or à vert, très molles, pendant le premier mois. A partir de la fin du premier mois cependant elles peuvent ensuite être beaucoup plus espacées, parfois plusieurs jours sans selle. Mais les selles restent molles ou liquide, cela ne traduit donc pas une constipation, mais une très faible quantité de déchets à éliminer. En effet le lait est très bien absorbé par l’organisme, et tous les nutriments absorbés sont utilisés et le corps n’a quasiment rien à rejeter (en dehors de l’eau via les urines).

 

 

Prise de poids
La perte de poids les premiers jours est normale, l’enfant en aura même s’il est nourri au biberon, ce n’est pas un signe que l’allaitement se passe mal. Un enfant peut perdre jusqu’à 10% de son poids de naissance entre la naissance et le huitième jour. Cette perte est une perte d’eau, car l’enfant a baigné pendant neuf mois dans un environnement liquide. Il faut continuer de faire téter l’enfant pour bien stimuler la montée de lait.
L’enfant va ensuite reprendre du poids, plus ou moins rapidement.
La prise de poids d’un bébé allaité est différente de celle d’un bébé nourri au lait maternisé. Pourtant les courbes de poids du carnet de santé ont été faite avec des bébés nourris au lait artificiel, il n’y a donc rien d’inquiétant si l’enfant n’entre pas bien dans les courbes. Pour avoir des courbes mieux adaptées pour un enfant allaité, il faut se référer aux courbes de l’OMS.
Pour les filles : http://www.who.int/childgrowth/standards/chts_wfa_girls_z/en/index.html
Pour les garçons : http://www.who.int/childgrowth/standards/chts_wfa_boys_z/en/index.html
Il est inutile de peser l’enfant avant et après la tétée pour mesurer ce qu’il a bu, il est préférable de se fier aux indicateurs extérieurs d’un bon allaitement. Une pesée hebdomadaire le premier mois, puis mensuelle par la suite est généralement suffisante.

Pic de croissance

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Beaucoup de jeunes mamans s’inquiètent de la quantité de lait bue par leur bébé nourri au sein. C’est la grande inconnue, souvent très difficile à accepter, et ce d’autant plus que l’entourage (familial ou médical) s’inquiète sans cesse de la prise de poids de l’enfant.

Les mamans qui allaitent leurs bébés, n’en ont souvent jamais entendu parler, et sont parfois très inquiètes du changement brutal de comportement de leur enfant.

 

Comment reconnait-on le pic de croissance ?
- bébé réclame le sein sans arrêt,
- il s’énerve après la tétée,
- il réclame la nuit alors qu’habituellement il faisait ses nuits.
- les seins sont manifestement vidés
- la mère a le sentiment de ne plus avoir de lait.

 

Que se passe-t-il ?
L’explication est finalement très simple : l’enfant a grandit, et il a besoin de plus de lait. Ce n’est donc pas par caprice qu’il réclame le sein sans arrêt, ni parce que la mère n’a plus de lait, mais parce qu’elle n’en n’a pas encore assez pour l’appétit grandissant de bébé.

 

Quand les pics se produisent-ils ?
Il n’y a pas de règle absolue, chaque enfant suit son propre rythme, mais certains pics semblent être communs à beaucoup d’enfants, vers 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois. D’autres pics peuvent se produire, ou alors ils peuvent être décallés dans le temps.

 

Comment réagir ?
Il est fort possible que pendant le pic de croissance l’enfant prenne soudain moins de poids, ce qui est généralement un facteur d’angoisse supplémentaire pour la mère, qui entendra généralement le bon conseil qu’il est préférable de sevrer son enfant, ou de lui donner des biberons de complément.
Pourtant, la nature est bien faite, et le corps de la mère va enregistrer la multiplication des tétées de l’enfant, et se mettre à produire plus de lait en quelques heures ou quelques jours (rarement au delà d’une semaine).

Pour que cette augmentation de production se fasse le plus rapidement, il est important que l’enfant puisse téter à volonté, y compris la nuit, et de ne pas donner de complément qui pourrait fausser le message d’augmentation du besoin. Mais l’inconvénient est généralement une grande fatigue pour la mère. Elle doit donc essayer de se reposer, faire attention à son alimentation (manger équilibré), et boire suffisamment, suivant sa soif.
Les produits qui stimulent la lactation ne sont pas non plus forcément recommandés pendant cette période, afin que l’augmentation de production se fasse naturellement, en réponse à la demande.