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Comment éduquer sans violence ni cri ?
C’est une chose très dur à faire vis-à-vis des actes de nos enfants et de notre propre éducation vis-à-vis de nos parents. Mais éviter le plus possible la punition corporelle et morale (gifles, fessées, baffes, pincements, bousculades, harcèlement moral, etc.) ne peut qu’apporter un plus non négligeable dans l’évolution et l’éducation de vos enfants et aussi au sein de la famille.
On ne peut pas laisser tout faire non plus, on ne peut pas toujours agir avec réflexion au préalable, mais on peut toujours changer afin d’éviter au mieux les confrontations conflictuelles qui peuvent envenimer les rapports familiaux.
Dans ce premier temps, une des choses à bien comprendre afin d’éviter de punir/sermonner vos enfants et forcément de tomber dans uns spirale de cris, punitions et remords possibles après coup, c’est d’établir si ce que fait votre enfant le met en danger, s’il y a gêne de sa part vis-à-vis de son comportement ou emportement de votre part sans aucune source d’ennui de sa part.
=> Ce que fait/demande votre enfant le met en danger immédiatement ou dans un laps de temps très court
> Si oui…
Dans ce cas il faut agir rapidement en supprimant la cause du danger ou en l’éloignant de cette cause !
On peut aussi lui expliquer immédiatement sans crier (pourquoi le faire, il n’a pas la bêtise) si par un instinct précoce, il vous demande s’il peut faire la bêtise (comme jouer avec les couteaux de cuisine par exemple).
En cas de danger immédiat, ça ne plait généralement pas à l’enfant car il faut agir dans l’instant et parfois brusquement (prise à bras directe par exemple) et dans ce cas il n’est pas possible de lui dire le pourquoi de votre geste avec ses mots ou avec tendresse.
Cette action lui fait souvent peur et les pleurs résultant ne sont pas forcément ceux d’une bouderie ou d’un caprice mais le fait de l’arracher à ce qu’il faisait avec une « violence » à diverses degrés selon la situation de danger. Il faut donc rapidement lui expliquer, en essayant de ne pas crier, ce qui n’est pas facile en situation de stress, que ce qu’il fait/aller faire est très dangereux pour lui ou son entourage.
Le câlin ou le soin en cas de blessure est primordial et en premier lieu ! Rassurez-le, calmez-le, expliquez-lui les conséquences de son geste/action. S’il est en colère, attendez qu’il se calme (sauf en cas de blessure), inutile de mettre d’huile sur le feu puisque le danger est écarté. Si vous vous fâchez de suite et le câliner ensuite, c’est l’effet inverse qui se crée, il ne comprendra pas pourquoi il est punit et qu’ensuite vous l’aimez.
Ensuite, si vous avez agit trop tardivement pour éviter que le vase de mamie ne soit cassé, la punition peut tomber, mais elle doit être en relation avec la faute commise et sans violence, nous verrons cela dans un autre article.
Exemples de danger : les prises électriques sans protection, traverser une rue comme un fou sans regarder, tirer une nappe avec des objets coupants ou en verre dessus, jouer avec un objet trop lourd ou dangereux, s’approcher d’un animal hargneux, etc.
> Si non…
Alors il n’y a aucune raison de le reprendre/sermoner/punir dans ce qu’il fait, surveillez-le et faites-lui confiance.
=> Ce que fait/demande votre enfant est gênant pour son entourage ou pour lui-même
Ici pas de notion de danger mais plutôt de gêne. L’exemple le plus classique est qu’il puisse dire des gros mots, faire des grimace, être insupportable, colérique, etc. On parlera alors de lui comme un « mal élevé » ou « un sale gosse ». Ces termes ne sont pas reluisants, en tant que parents nous ne les aimons pas, surtout si c’est adressé directement à nous pour le comportement de nos enfants.
On se sent/est alors obligé d’agir pour calmer l’enfant, le sermonner ou le punir en cas extrême. Nous appelons cela l’éducation. Pas seulement morale, mais aussi sur les dangers qu’il peut encourir via son comportement, lui apprendre à vivre, lui donner les règles, les limites qu’il peut ou non dépasser quelque soit le domaine.
Certaines situations peuvent amener au danger, mais en général c’est plutôt son comportement qui est dérangeant, consciemment par jalousie ou pour se faire remarquer, ou inconsciemment, car il ne connait pas les règles d’usage pour la situation donnée.
Lorsque son comportement devient insupportable, il faut agir. Il y a pour cela le consensus, faire en sorte que chacun y mette du sien, vous cédez en partie mais lui aussi, c’est du 50%/50%. Sinon établissez des règles avec lui, notez-les sur un grand tableau, un cahier et référez-y à chaque fois qu’il les dépasse.
Laissez parfois du mou, il doit tout de même se défouler et apprendre par lui-même s’il se fait sermonner gentiment par mamie pour ne pas l’avoir remercier du cadeaux qu’il vient de recevoir, question de politesse.
Le problème c’est qu’à force, nous tendons souvent vers le point suivant, non plus le remettre dans droit chemin parce que son comportement est « déviant » mais parce que nous ne le voulons pas tout simplement alors qu’il n’y a pas forcément de raison d’agir ainsi.
=> Ce que fait/demande votre enfant est gênant vis-à-vis de votre opinion mais pas pour lui, ni pour son entourage
Ce fait est une grande cause de disputes et punitions avec vos enfants. On punit « à tort » parce que ce qu’on voit faire ne NOUS plait pas alors qu’il n’y a pas de danger ou de gêne réels pour l’enfant.
Nous avons tous nos convictions, notre éducation, nos peurs, nos doutes, on s’affole pour un rien, on est (trop) fatigué, on ne comprend pas, on ne se met pas à la place de nos enfants, on ne veut pas prend part à ce qu’il demande parce que cela nous gêne, nous fatigue, on n’a pas envie, on remet à plus tard, il s’énerve, vous aussi, la spirale commence, il ne comprend pas pourquoi vous lui refusez ce qu’il demande (surtout si vous avez déjà accepté une autre fois), il et se braque, la punition finit par tomber car l’enfant pleure, cri, boude, etc. Pour vous c’est inacceptable, il le fait exprès, c’est un colérique, il est en doute votre autorité, vous vous bornez, lui aussi… c’est terminé, la situation vous échappe, la colère monte, vous êtes l’adulte, lui l’enfant, il doit VOUS obéir, un point c’est tout ! Est-ce réellement le cas ?
A LA BASE DE CETTE SCENE, Y AVAIT-il VRAIMENT UNE CAUSE DE PUNITION, DE SERMON OU DE DISPUTE ? Réfléchissez bien à ceci, remettez-vous en mémoire les dernières situations de crises avec vos enfants… Remettez-vous en cause, notez sur un papier les pours et les contres ce chaque dernière crise, ce qui aurait pu être éviter et surtout comment ? Tout simplement et souvent en faisant un petit effort de votre côté…
Les raisons ?
On a PEUR des conséquences directes ou indirectes alors qu’il n’y a pas lieu de (trop) s’inquiéter. Comme par exemple si le plus grand joue avec le plus petit et qu’il serait éventuellement possible qu’il le blesse. Alors qu’il suffirait de le surveiller et d’agir si vraiment il y a raison de le faire.
On n’a pas confiance en à terme il n’a plus confiance en lui non plus, on le prive alors de la progression qu’il pourrait faire en apprenant de ces erreurs sans gravité.
On le couve trop, ce qui revient un peu à la raison précédente, ne fait pas ceci, ne fait pas cela, sans aucune raison valable que ce qu’on voudrait qu’il fasse. D’ailleurs à ce sujet, nous voudrions qu’il soit « comme ceci » ou « comme cela » et on lui rappelle souvent. Il y a généralement une base positive, bénéfique que l’on appelle l’éducation, mais pas dans tous les cas.
ON NE VEUT PAS FAIRE L’EFFORT qui pourrait rapidement éviter la situation de crise. Réfléchissez réellement , est-il si difficile de donner un peu de son temps, d’ACCEPTER les demandes de votre enfant ou de laisser faire s’il n’y a AUCUN danger réel et non notre imagination débordante ?
Faut-il toujours accepter ?
Bien sur que non, dans ce cas il faut lui expliquer. La rebuffade sans raison n’est pas compréhensible pour l’enfant. Il veut comprendre, il a soif de comprendre, il est beaucoup plus intelligent qu’on peut le penser. Dîtes-lui qu’après la fin de votre tâche vous viendrez jouer avec lui, où que ce qu’il demande n’est pas possible pour x ou y raisons, etc.
En tant que parent, nous ne devons pas devenir l’esclave de nos enfants par peur qu’il se mettre à pleurer, crier et faire une petite crise de nerf pour avoir ce qu’il veut. La discussion est donc là pour régler les plus gros problèmes.
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